CONSCIENCE ? PLEINE CONSCIENCE … FACE AU MONDE QUI BRULE ?
- sophiegracz
- 25 juil.
- 2 min de lecture
L’éco-anxiété, concept pas si nouveau que cela, monte en flèche ces dernières semaines même si une floppée de climato-sceptiques, complotistes et autres remettent en cause, encore maintenant ou plus que jamais, l’état de notre planète, de notre climat et les responsabilités de notre ère industrielle. Lors d’une lecture (« N’ayez pas peur du collapse de L. Steffan et P-E Sutter), j’ai découvert le terme « solastalgie » qui désigne une forme de nostalgie profonde voire de souffrance ou de détresse face à un environnement proche ou moins proche qui ne sera plus jamais le même. De l’indifférence au chagrin, de la culpabilité à la colère, de l’anxiété à l’effroi, chacun vit les événements, canicules, incendies, inondations… à sa manière dans un mélange parfois subtile d’émotions. Les photos tournent sur les réseaux, des plus cocasses au plus dramatiques…Que faire face à cela ? Certains font l’autruche, c’est un besoin, un mécanisme de défense, certains sont atterrés… il faudra des réponses à ces sentiments complexes. La pratique de la pleine conscience en est une. Si on n’est pas concerné de trop près pour l’instant, revenir à l’ici maintenant, savourer l’instant présent, les petits ou grands luxes que nous pouvons apprécier : notre sécurité familiale, amicale, l’eau fraiche qui coule sur nos mains, l’amour autour de nous, les joies que nous vivons qui sont encore là palpables, sachant que chaque minute est précieuse. Mais en faisant cela, n’abandonne-t-on pas les autres, le combat ? Est-ce que cela ne revient pas à contribuer à la technique de l’autruche ? En essayant d’oublier ce grand tournant inévitable ? Est-ce s’autocentrer ? Peut-être, cette pleine conscience peut-elle être plus vaste… Certes jouir de tous ces cadeaux du présent , tout en accueillant à la fois ce que l’on vit de difficile face au monde qui brûle, connecter son cœur au Vivant qui disparait, au chaos et oser vivre ainsi l’entièreté de l’expérience. Accepter ce que nous vivons, se relier aux êtres vivants ébranlée et accepter le monde tel qu’il est… à cet instant. Ni l’autruche, ni la focalisation dramatique. Outre cela, il est, je pense essentiel de parler, mettre des mots, créer des cercles… Observer ce qui appartient à notre contrôle ou non et agir à toute petite échelle en accord avec nos valeurs, faire des choix éclairés, aider, s’engager. Cela fait désormais partie de notre vie, de notre réalité et chaque pas vers l’acceptation nous aidera à mieux l’apprivoiser sans capituler.




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